| X-ENVIRONNEMENT | MANIFESTATIONS PASSÉES |
Pour quelques milliards de plus…
Démographie et environnement
DECEMBRE 2006
Les scénarios catastrophes de Malthus ou Paul Ehrlich n’ont pas eu lieu. Faut-il conclure qu’ils avaient tort et que nous sommes tirés d’affaire ?
Edward O. Wilson, dans L’avenir de la vie (2003), rappelle que « Les contraintes de la biosphère sont fixes. Le goulet que nous traversons actuellement est réel. Il devrait être évident à quiconque n’est pas victime d’un délire euphorique, que quoique fasse ou ne fasse pas l’humanité, la capacité de la Terre à entretenir notre espèce approche ses limites. Nous nous sommes déjà approprié 40% de la matière organique planétaire produite par les plantes vertes. Si tout le monde acceptait de devenir végétarien et de ne laisser que peu de chose ou rien à l’élevage, l’actuel 1,4 milliard d’hectares de terre arable pourrait entretenir environ 10 milliard d’habitants. Si l’homme utilisait comme nourriture toute l’énergie captée par la photosynthèse réalisée par les végétaux, tant terrestres que marins - soit quelque 40 000 milliards de watts -, la planète pourrait entretenir environ 17 milliards d’habitants. Mais bien avant d’approcher cette limite ultime, elle serait certainement devenue un enfer. »
Les scénarios démographiques qui prévoient un plafond à 9-10 milliards d’habitants à la fin du siècle sont-il fiables ? De quelle marge disposons-nous encore ? Ces chiffres doivent-ils nous rassurer ou nous inquiéter ?
Le débat, préparé et animé par M-V Gauduchon (91), sera précédé par trois exposés :
- Gilles Pison (responsable communication scientifique à l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED) et auteur d'expositions sur la population mondiale au Musée de l'Homme et à la Cité des sciences) nous présentera l’état de l’art en termes de modèles et de perspectives démographiques.
- Laurent Jolia-Ferrier (directeur de la société Empreinte écologique) nous expliquera dans quel contexte historique est né le concept d’empreinte écologique (EE), et présentera la méthodologie et les principaux résultats des calculs d’EE.
- Jacques Véron (responsable des relations internationales et de l’UR population et développement à l’INED) cà partir d’exemples tirés de son expérience dans les pays en voie de développement, nous montrera la nécessité de mieux prendre en compte les interactions population - environnement pour répondre aux enjeux du XXIème siècle.