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X-ENVIRONNEMENT MANIFESTATIONS PASSÉES

Risques et catastrophes naturelles dans les mégapoles

DECEMBRE 2004


Le XXIème s'est ouvert sur deux constats ayant trait aux rapports de l'homme avec son environnement. Le premier est que l'homme pèse sur son environnement, sur l'évolution du climat et la disponibilité des ressources naturelles. Le second constat est que l'humanité est de plus en plus vulnérable aux phénomènes naturels au fur et à mesure que les populations se regroupent dans les zones urbaines.

Aujourd'hui plus de 3 milliards d'êtres humains vivent dans des mégapoles et sont concentrés sur quelques pour-cent de la surface de la Terre, le long des fleuves, à proximité de failles sismiques ou dans les régions côtières. Et le nombre des personnes affectées par des catastrophes naturelles a presque triplé en deux décennies, passant d'un peu plus de 700 millions dans les années 1970 à près de 2 milliards dans les années 1990 (rapport 2002 de la Croix Rouge sur les catastrophes dans le monde). De plus ce sont en général les pays les plus pauvres qui sont le plus touchés. Ainsi en 1998, la dernière année fortement marquée par le phénomène El Niño, les dommages causés par les tempêtes à l'infrastructure péruvienne ont été évalués à 5% du produit intérieur brut (PIB) et, en 1999, les glissements de terrain au Venezuela ont coûté à ce pays l'équivalent de plus de 10% du PIB.

Face à cela il faut d'abord essayer de connaître les types d'aléas qui affectent les grandes villes et de se donner les moyens d'avertir de l'imminence des catastrophes. C'est par exemple ce que vise le programme GMES (Global Monitoring for Environment and Security), lancé par la Commission Européenne en 1998 pour coordonner les programmes et les projets des agences spatiales et de l'industrie dédiés à la surveillance et à l'étude de l'environnement, des changements planétaires en cours et des catastrophes naturelles afin d'en comprendre les causes et d'en réduire les conséquences désastreuses.

Mais un tel dispositif serait vain sans une politique de prévention avec des programmes de gestion et de réduction des risques qui prennent en compte les connaissances et capacités locales dans ce domaine. Ainsi pour prévenir des inondations dues à de fortes précipitations on peut essayer d'agir sur la manière dont la politique d'urbanisation affecte la capacité de rétention d'eau des sols et toute le système d'écoulement des eaux. Quant à la prévention des risques sismiques elle doit essentiellement à l'application de règles de construction qui doivent ensuite être adaptées aux matériaux disponibles localement.

De ce point de vue les mégapoles riches du nord et les mégapoles pauvres du sud avec des moyens très inégaux mènent des politiques différentes de prévention des catastrophes et ont des gestions de crise très distinctes, fondées soit sur des unités de haute technicité dans les pays riches, soit sur les solidarités des réseaux communautaires dans les pays pauvres.

Le débat sera animé par Jérôme PERRIN (74), membre du bureau de X-Environnement, et q été introduit par trois conférenciers :

  • Mme VEYRET-MEKDJIAN, professeur à l'université Paris X, vice-présidente du comité scientifique de l'Association Française de Protection contre les Catastrophes Naturelles, a présenté un panorama général des aléas

  • M. Bernard CHOCAT, directeur de l'Unité de recherche en génie civil - hydrologie urbaine à l'INSA de Lyon et de l'Observatoire de terrain en hydrologie urbaine, a traité des inondations et glissements de terrain,

  • M. Alain MAUGARD, X62, président du Centre scientifique et technique du bâtiment, a parlé des risques sismiques et de l'adaptation des règles de construction à ce risque.

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