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X-ENVIRONNEMENT MANIFESTATIONS PASSÉES

Conséquences sanitaires et écologiques
de l'accident de Tchernobyl

DECEMBRE 2001


En 1986, le 26 avril, survenait à Tchernobyl, en Ukraine (ex-URSS), dans un réacteur de forte puissance, le pire accident que le nucléaire civil ait connu.

L'accident de la centrale de Three Miles Island, sept ans plus tôt, avait déjà ébranlé la confiance de l'opinion dans la fiabilité de l'énergie nucléaire, bien qu'il n'y ait eu aucun rejet d'éléments radioactifs. Les conséquences, réelles ou supposées de celui de Tchernobyl, beaucoup plus grave, a fortement compromis l'acceptabilité par les populations de la réalisation de centrales nucléaires.

Les expositions diffèrent selon les zones et populations : personnes présentes sur le site lors de l'accident, " liquidateurs " chargés de la construction du sarcophage, zones proches évacuées, zones contaminées non évacuées en Ukraine, Biélorussie et Fédération de Russie, autres territoires européens touchés par le " panache " d'éléments radioactifs.

Les conséquences sanitaires donnent encore lieu à des affirmations contradictoires et des estimations les plus diverses sont communiquées au public, donnant l'impression d'ignorance et de confusion.

Or de nombreuses études ont été menées depuis l'accident et le Comité scientifique des Nations Unies sur l'Effet des Rayonnements Atomiques (UNSCEAR), réunissant des scientifiques de haut niveau de 21 pays, a procédé régulièrement à leur examen critique en s'appuyant sur l'expertise de centaines d'experts. S'il subsiste encore quelques incertitudes sur certains risques à long terme, l'estimation des effets constatés est actuellement bien cernée par les spécialistes.

Quinze ans après l'accident de Tchernobyl, on dispose de constats fiables permettant de faire le point sur les conséquences et d'en tirer les enseignements sur la conception et la gestion des centrales en vue de la protection des populations.

Le débat, présidé par Bernard Lerouge, X52, a été ouvert par trois exposés :

  • M. François Cogné, qui était directeur de l'Institut de Protection et de Sûreté Nucléaire (IPSN) en 1986, a rappellé le scénario de l'accident, les premières interventions, les évacuations et les contaminations par nature et zones géographiques ;

  • M. André Aurengo, X67, professeur de médecine, chef de service à la Pitié Salpetrière, spécialiste des cancers de la tyroïde, qui a soigné des enfants ukrainiens et s'est rendu plusieurs fois en Ukraine, a traité des conséquences sanitaires pour l'homme. M. Aurengo fait partie de la délégation française à l'UNSCEAR (United Nations Scientific Committee on Effects of Atomic Radiations) ;

  • M. Jean-Claude Barescut, X68, chef du département " protection de l'environnement " de l'IPSN, a traité plus particulièrement des incidences sur les écosystèmes et des actions en cours de l'IPSN dans les pays de l'ex-URSS et en France.

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