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Les déchets nucléaires
JUIN 2001
Les déchets nucléaires désignent habituellement des produits de fission qui ne peuvent plus servir de combustible dans un réacteur nucléaire civil, et dont il convient de se débarasser avec le moins de dommages possibles pour l'environnement. A tort ou à raison, l'opinion y voit le principal inconvénient du nucléaire civil.
Sous une notion en apparence simple se cache une réalité bien plus complexe qu'il n'y parait.
Tout d'abord la notion de déchet nucléaire n'existe pas dans l'absolu. En effet, un déchet est normalement quelque chose qui ne peut plus servir à rien, or les déchets nucléaires peuvent ou non encore servir à quelque chose en fonction de choix technologiques et politiques.
Ensuite, contrairement aux déchets dont la toxicité est chimique, et donc constante, celle des déchets nucléaires décroit dans le temps. Enfin plus ces déchets sont gênants pendant longtemps et moins leur radiotoxicité est forte.
Le débat sur les données, les risques et l'information sur les déchets radioactifs, préparé et présidé par Pierre BOISSON (X55), rapporteur de la mission Granite, a été introduit par trois exposés :
- M. Yves LE BARS (X61), Président de l'Agence Nationale de Gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA), a exposé ce qu'est un déchet, quels sont les principaux opérateurs concernés, et comment cette notion peut évoluer en fonction du contexte ; il a précisé le cadre législatif et réglementaire, particulièrement la loi du 30/12/91, fixant la gestion des déchets radioactifs et encadrant les recherches scientifiques sur les déchets à haute activité et à vie longue.
- M. Jacques LOCHARD, Directeur du Centre d'Evaluation sur la Protection Nucléaire, Secrétaire général de l'IRPA (organisme international qui regroupe l'ensemble des sociétés de radioprotection nationales), a évoqué l'évolution, sur le plan international, des idées relatives à la gestion des déchets ; il a également exposé les aspects principaux des problèmes de radioprotection et de la manière dont ils sont évalués et gérés dans les pays étrangers
- M. Philippe LAZAR (X56), ancien directeur général de l'INSERM, Président du Conseil Supérieur de la Sûreté et de l'Information Nucléaire, a fait part de son point de vue sur la manière d'informer, et, surtout, en partant des interrogations que se posent les populations, de la manière de débattre de ces questions