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Jaune et La rouge mars 1997 : TRANSPORT ET DEVELOPPEMENT DURABLE |
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PROBLÈME DU PÉAGE URBAIN : ANNEXE 2 L'accord Dennis à Stockholm André LAUER ( 61), directeur du CERTU |
Les suédois pourraient franchir au début de 1997 le point de non-retour dans l'instauration du péage urbain à Stockholm. Leur démarche illustre remarquablement plusieurs idées exposées dans l'article ; la nécessité d'un débat de société et d'une maturation des idées, la possibilité d'un compromis entre "automobilistes" et "environnementalistes" qui soit avantageux pour les deux, la nécessité d'avoir un programme de réemploi des fonds et l'inclusion dans ce programme d'un volet important de financement des transports publics.
Le débat dans la société suédoise a duré plus d'une dizaine d'années. Les premiers sondages d'opinion ont été très négatifs et ce n'est que vers 1990 qu'on s'est approché de l'équilibre entre opposants et partisans. C'est à ce moment qu'a été engagée une négociation entre tous les partis politiques présidée par un ancien gouverneur de la Banque Centrale, appelé Dennis.
Un accord a pu être trouvé entre les trois plus grands partis politiques. Chaque sensibilité électorale y trouve quelque avantage, les automobilistes auront la construction de deux rocades d'évitement du centre et les défenseurs de l'environnement l'instauration d'un péage décourageant l'utilisation de l'automobile au centre et le financement d'un important programme de développement des transports en commun : bus, tram et RER.
L'accord a été signé en 1992. Les partis qui y ont souscrit sont les sociaux-démocrates, les conservateurs et les libéraux, à noter toutefois que les écologistes sont restés en dehors, préférant adopter une stratégie dure. Cependant, à l'approche de l'échéance ultime du vote au parlement, la grande presse et l'opinion sont redevenues très critiques à l'égard du projet et, malgré l'accord scellé entre partis politiques, l'issue reste incertaine.
Article de André LAUER Retour au menu Annexe 1