| La
Jaune et La rouge mars 1997 : TRANSPORT ET DEVELOPPEMENT DURABLE |
LE
PROBLÈME DU PÉAGE URBAIN : ANNEXE 1 Le péage d'interface André LAUER ( 61), directeur du CERTU |
Parmi les multiples organisations topologiques possibles d'un péage urbain, le péage d'interface mérite une attention particulière. Il consiste à lier l'obligation de payer au franchissement d'une ligne imaginaire constituée par l'interface entre le réseau autoroutier et la voirie urbaine ordinaire.
Le schéma donné ci-dessous illustre ce mode d'organisation possible. Trois de ses avantages sont à citer : personne n'est obligé de payer, on peut aller d'un point quelconque de la ville à tout autre sans payer, il suffit pour cela de ne pas prendre le réseau autoroutier, les allergiques absolus, au prix de quelques sacrifices d'itinéraires, peuvent donc échapper au péage.
Ensuite, des personnes qui traversent la ville sans s'y arrêter n'ont pas besoin de payer, ceci écarte le seul argument de fond que l'on pouvait opposer à une gestion politique locale du péage. Enfin, cette forme de péage permet de faire payer plus cher les personnes qui vont s'installer dans la périphérie urbaine loin du centre ; la dispersion de l'habitat en périphérie est en effet actuellement une des plus fortes causes de croissance de la pollution régionale et de l'émission de gaz à effet de serre.
Retour à l'article de André LAUER Retour au menu Annexe 2