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La Jaune et La rouge 1994 :

L'ENVIRONNEMENT
TOURISME ET ENVIRONNEMENT


Philippe MOISSET (61),
Agence française de l'ingénierie touristique (AFIT)

En empruntant le vocabulaire de l'écologie, on pourrait dire que le tourisme est une espèce économique "de conquête" : l'extraordinaire vitalité qu'il a déployée au cours de ces quarante dernières années, qui n'est pratiquement pas altérée par la crise, lui a permis de se nourrir d'espaces, de pays et de continents, de civilisations et de cultures, de musées, de monuments, de fêtes, de sites historiques, de festivals, de mers et de montagnes, de villes et de commémorations, voire d'exploiter dans des conditions plus ou moins honorables le sous-développement de populations du tiers monde.

Rappelons que l'Organisation mondiale du tourisme prévoit que le nombre d'arrivées des touristes internationaux passera de 456 millions en 1990 à 935 millions en 2010. Avec une croissance décrite comme modérée qui fait rêver bien d'autres secteurs, de 4 % par an, bien loin des taux des années 50-65 qui dépassaient 10 % l'an, le tourisme mondial devrait doubler tous les vingt ans (660 millions en l'an 2000; 935 en 2010), avec une redistribution en faveur du bassin Asie - Pacifique (+ 6 % annuels) et une stabilisation en Europe (+ 2,8 % annuels).

En France, le tourisme est devenu un secteur d'activités essentiel puisque la consommation touristique intérieure est estimée en 1992 à 516,4 milliards de francs, en croissance régulière annuelle de l'ordre de 2 à 3 % par an au cours des cinq dernières années, les emplois salariés du secteur du tourisme au sens strict représentent 542 000 emplois, et le solde touristique de 58,96 milliards de francs en 1992 place ce secteur largement devant l'agroalimentaire ou les matériels de transport terrestre (1).

Cette redoutable vitalité se traduit par des plus-values notables pour nos sociétés qu'il n'est pas lieu ici de développer (échanges culturels, rapprochements entre peuples, répartition de flux économiques et d'emplois entre pays développés et autres).

Mais elle peut susciter aussi des effets pervers graves dont la maîtrise n'est pas toujours aisée, même pour des sociétés très matures comme nos démocraties occidentales. Parmi ces effets pervers, ceux causés à l'environnement sont souvent décrits comme essentiels.

Tourisme et environnement: une longue et orageuse histoire


1 - Les rapports entre tourisme et environnement s'étaient pourtant établis dès le XVIIIe siècle sur des bases d'une courtoise collaboration: le tourisme se manifestait avec discrétion par les découvertes de pionniers, souvent anglais, qui commencèrent à recenser sites vierges et remarquables, paysages et monuments exceptionnels, et à écrire des récits de voyages qui constituèrent les premières formes de médiatisation touristique.

Cette phase de sélection des sites majeurs fut conduite avec beaucoup de discernement puisque les principaux sites européens où commencèrent à se prendre des habitudes touristiques étaient réellement exceptionnels.

2 - La phase d'aménagement entamée à la fin du XIXe siècle se manifesta par la construction de lieux de villégiature élitistes et d'hôtels cossus dont on trouve trace dans les stations qui n'ont pas toutes cédé à la mode des rénovations immobilières des années soixante-dix: Biarritz, Deauville, Cannes, Nice, Evian...

A cette époque, la conquête des sites par la technique triomphante des chemins de fer marquait le début d'une domestication des espaces naturels qui demeurait très modeste en termes quantitatifs.

3 - Les années cinquante et suivantes furent celles qui générèrent la consommation la plus effrénée de nos espaces touristiques, avec le développement exceptionnel des pouvoirs d'achat, donc des loisirs de masse, à un rythme tel que l'offre, quelle que soit sa croissance, rencontrait toujours une demande.

L'urbanisation des sites touristiques du littoral et de la montagne fut conduite suivant les formes les plus diverses, allant des effets les plus désordonnés de la promotion immobilière en front de mer jusqu'aux grands aménagements spatialement maîtrisés du Languedoc - Roussillon, de la côte Aquitaine, ou de certains ensembles de sports d'hiver mais reproduisant souvent des formes d'habitat - et des architectures -transposées de la production urbaine de l'époque.

L'environnement, dans cette période, est souvent traité en aval et en termes "réparateurs" (traitements paysagers, des déchets, des effluents) sous la pression de l'opinion publique, qui dénonce de plus en plus fréquemment les effets dévastateurs de certains développements expéditifs, mais aussi des clientèles qui récusent certaines formes architecturales urbanistiques et n'acceptent plus de séjourner pour leur plaisir dans des espaces saturés, encore en chantier, et pollués.

La montée en puissance de la conscience écologique, le goût croissant pour l'authentique et le naturel amènent une adaptation progressive de l'offre pour prendre en compte ces préoccupations, qui se manifestent par le réengazonnement des pistes de ski, une architecture de stations plus intégrées à l'environnement naturel et humain (satellites de La Plagne, Valmorel, Port-Bourgenay, Port-Grimaud, Le Crouesty...) un traitement paysager et une finition généralement mieux assures.

Les pouvoirs publics mettent en chantier les grandes lois d'aménagement votées à l'unanimité (Loi Montagne, puis Littoral) qui comportent essentiellement des dispositions visant à encadrer l'urbanisme touristique.

C'est l'époque de l'explosion des transports aériens, qui génère un développement analogue des propositions de voyages vers des destinations lointaines, promettant exotisme et aventure, et déversant des charters de touristes occidentaux dans tous les sites enchanteurs du monde.

C'est aussi l'envahissement croissant des grandes destinations "naturelles" (Parcs, Grands sites...) par les touristes, avec leurs cortèges de nuisances et de pollutions générant eux-mêmes les actions publiques correctrices (protection, réhabilitation...) dans une "course-poursuite" entre protection qui génère notoriété et attractivité et fréquentation.

Depuis la fin des années 80, et le début des années 90, le développement touristique est entré dans une ère nouvelle marquée par:

* la prise en considération de l'environnement comme élément essentiel des "produits" même dans les grandes stations;

* la montée de l'environnement comme "produit touristique" en lui-même phénomène quantitativement peu important mais très présent dans les aspirations (de la randonnée sous toutes ses formes, y compris le trekking lointain, la fréquentation des Parcs, I'écotourisme, en passant par la pêche, l'alpinisme ou le vélo tout terrain dans des sites remarquables);

* le fort ralentissement du développement immobilier - voire l'arrêt quasi total dans certains secteurs: en montagne, par exemple, face à la crise des sports d'hiver, les pouvoirs publics donnaient pour consigne en 1991 aux préfets de massifs de ne pas délivrer d'autorisations d'Unités touristiques nouvelles (UTN) en sites vierges, donc de ne pas laisser de projet nouveau ex nihilo se concrétiser, pour une période de cinq années.

Cette pause dans le développement touristique qui réduit les affrontements immédiats entre partisans du développement et protecteurs de la nature, est favorable à la réflexion et aux échanges.

 

La problématique actuelle


Un colloque organisé conjointement par les ministères du Tourisme et de l'Environnement en 1991 a permis de faire le point des problématiques qu'il convient de maîtriser pour l'intérêt bien compris du tourisme et de l'environnement.

D'une façon générale, un accord a été facilement enregistré sur les énormes "capacités de nuire" des développements immobiliers touristiques non maîtrisés: livré à son dynamisme sans contrôle, le tourisme peut s'autodétruire par croissance.

Ce phénomène est particulièrement facile à décrire dans les zones de forte concentration touristique.

Toutes les stations se sont développées suivant un mécanisme de capitalisation par la vente de m2 à des ménages. En effet, les énormes immobilisations nécessitées par la création d'une station nouvelle (infrastructures de VRD et de loisirs) ne sont rentabilisables que sur des durées qui excluent le recours au marché financier. Cc sont les ménages qui ont apporté les capitaux nécessaires, en achetant un espace privilégié dans un ensemble touristique que leur apport contribuait à crée1:

L'équilibre financier des développement n'est alors assuré que par la vente régulière d'une masse suffisante d'appartements. Les erreurs d'appréciation, les aléas conjoncturels du marché immobilier rendent l'issue impossible. Toute dérive par rapport aux prévisions se traduit par des besoins de m2 supplémentaires dont l'importance peut être réduite si les banquiers acceptent de se résoudre à transformer des créances à court terme en fonds propres.

Et quand bien même l'opération parfaitement menée se termine en respectant les capacités initialement prévues qui assurent l'équilibre entre les capacités d'accueil, les équipements de loisirs et celles des hébergements, quelle vertu ne faut-il pas pour résister à l'attrait de la vente de m2 supplémentaires qui dégagent les marges maximums, même si leur accumulation, encombrant la station, dégrade progressivement la qualité des séjours, donc la valeur de l'ensemble des immobilisations de la station.

Seule la puissance publique peut, en étant extrêmement ferme sur les capacités autorisées, résister à ces tendances, "autodestructrices" du développement touristique.

La décentralisation des responsabilités d'urbanisme n'a pas, il faut bien le reconnaître, renforcé la capacité du secteur public à résister aux énormes pressions qui s'accumulent sur les opérations immobilières en zone touristique.

Le phénomène ainsi décrit - qui s'est largement déployé sur une partie des côtes françaises, mais aussi espagnoles ou italiennes - relève plus des excès de l'immobilier que de ceux du tourisme; et le montage financier des grands aménagements, caractérisé par le défaut de fonds propres investis à long terme a lui-même des effets structurants sur la maîtrise du développement donc sur l'environnement.

Cette relation entre montages financiers, maîtrise de la croissance, respect de la planification touristique et consommation de l'environnement montre que l'ingénierie financière et l'écologie ne sont pas si éloignées qu'on pourrait le croire.

Mais ne nous y trompons pas: dans ces phénomènes de prolifération des ensembles touristiques, ce n'est pas le développement du tourisme au sens strict qui détruit l'environnement: c'est la pression immobilière incontrôlée qui dégrade à la fois l'environnement et le tourisme.

 

Vers une convergence des intérêts


Les échanges de La Rochelle ont permis de dégager des points de convergence entre les milieux du tourisme et de l'environnement sur ces phénomènes.

1 - La qualité des espaces naturels, sites, paysages, la propreté, la maîtrise des pollutions sont désormais des éléments constitutifs de la qualité des produits touristiques. Sauvegarder l'environnement, c'est oeuvrer pour la qualité du tourisme.

Cette affirmation est confirmée par les études et sondages effectués auprès des clientèles en particulier nord-européennes, qui attachent une importance de plus en plus grande à ces critères de choix de leurs lieux de séjours et critiquent une partie de l'offre touristique française jugée insuffisamment soignée en la matière.

C'est pourquoi, les initiatives incitant les responsables locaux à une bonne prise en considération de ces problèmes sont soutenues conjointement par les ministères du Tourisme et de l'Environnement par exemple:

* les expériences de réhabilitation de grands sites nationaux surfréquentés;

* l'attribution du label "Pavillon Bleu d'Europe" qui distingue les stations du littoral ayant fait le plus d'efforts en matière de maîtrise des pollutions et de gestion de l'environnement;

* le soutien à la mise au point de propositions de séjours à thème respectueux de la nature.

C'est pourquoi également l'Agence française de l'ingénierie touristique essaie d'inciter les responsables touristiques à compléter leur offre d'équipements de loisirs par des propositions de fréquentation des milieux naturels (promenades, circuits balisés, centres d'interprétation de la nature, randonnées de toute nature...).

On peut regretter en effet, que cette offre de loisirs "naturels" très appréciée par les consommateurs touristiques dès qu'elle est proposée et très appréciée par celle-ci, peu coûteuse en équipement et en gestion, ne vienne pas plus souvent et plus naturellement compléter les ensembles touristiques français, à l'instar de ce qu'on trouve couramment en Suisse et en Autriche.

2 - Dans chaque site, la maîtrise du développement constitue un enjeu essentiel de la stabilisation des résultats de notre tourisme. Cette maîtrise est, nous l'avons vu, très difficile. Mais, elle peut s'appuyer sur diverses notions:

* physiques (capacité des sites),

* urbanistiques (dessertes, fonctionnement urbain...),

* environnementales (limites fixées à la transformation des paysages, pollutions),

* touristiques enfin: un suivi rigoureux des clientèles permet de déterminer la dégradation de l'image du site, la croissance de sentiments d'encombrement et de saturation.

Nous n'en sommes pas encore à un stade où les responsables du développement seraient en mesure de planifier leur croissance en ayant parfaitement appréhendé ces différentes limites et en gérant leur capital de ressources que constituent les espaces vierges et les sites à construire comme un patrimoine précieux, dont il faut garder pour les générations futures une réserve importante; cette réserve facilitera l'adaptation des offres touristiques, la mise en place de services nouveaux nécessités par la transformation des clientèles; elle constituera l'offre d'espaces naturels indispensable à l'équilibre entre espaces artificialisés et espaces en devenir.

Le rôle des grands gestionnaires publics nationaux de foncier naturel (Conservatoire du littoral, Office national des forêts) pour conserver en l'état de vastes espaces naturels doit, à cet égard, être salué par les milieux touristiques.

3 - Les politiques de rénovation des ensembles touristiques anciens doivent se répandre avec le concours actif des pouvoir publics.

L' adaptation d' ensembles abusivement ou mal urbanisés est devenue un impératif majeur très difficile à appréhender compte tenu des contraintes économiques lourdes qui pèsent sur ce genre d'opérations. Pourtant les pratiques traditionnelles qui consistent à laisser se dévaloriser des ensembles anciens pour construire en sites vierges les stations adaptées à l'offre actuelle sont devenues en termes de consommation d'espaces et de sites, insupportables.

Les expériences entamées en montagne (La Plagne) ou en cours d'étude sur le littoral (Saint-Jean-de-Monts, Cap d'Agde...) doivent permettre de dégager les dispositions, transposées de celles appliquées en ville, qui permettront d'engager en vraie grandeur cet énorme chantier, vital pour les stations existantes dont le cur a souvent vieilli, pour la conservation des sites encore v1erges 1nd1spensables au tourisme, et pour la compétitivité de l'offre touristique française.

4 - Le problème se pose de façon différente dans les grands sites naturels surfréquentés, comme la Pointe du Raz, Gavarnie, la dune du Pyla en Gironde, les gorges de l'Ardèche, la Vallée des Merveilles dans le Mercantour, Brouage en Charente-Maritime.

Dans ces sites, la pression de la fréquentation touristique peut avoir des effets très destructeurs à la fois pour le patrimoine naturel et les paysages, mais aussi pour sa valeur propre touristique: piétinements, cohue, baraques à frites et à souvenirs, envahissement par l'automobile, déchets, camping sauvage ou bivouac sont le lot de ces "vedettes" du tourisme national lorsque les pouvoirs publics n'installent pas des modes de gestion rigoureux des flux touristiques.

Au-delà des protections réglementaires qui sont du ressort des ministères de l'Environnement et de l'Equipement, le ministère du Tourisme a participé à la mise en uvre d'une politique interministérielle de protection -gestion de ces grands sites.

Cette politique aborde :

* les problèmes d'aménagement (parkings, circulation, services divers et commerces);

* les problèmes de contrôle des flux (pouvant aller jusqu'à la limitation quantitative);

* la réhabilitation des espaces dégradés;

* les problèmes de gestion des déchets et nuisances;

* les problèmes de communication; - l'interprétation sur le site vers les touristes: afin d'assurer une qualité de l'accueil et de la visite compatible avec la notoriété des sites; - et l'équilibre économique des opérations (la prise en charge des services publics spécifiques aux grands sites devra reposer sur une contribution directe ou indirecte des usagers plutôt que sur le contribuable local: la gestion du site de la Pointe du Raz coûte plus de 1,5 million de francs par an et dépasse largement les possibilités financières des deux petites communes supports: les solutions de parking payant, péage, visite payante de maisons du site, paiement de l'accès aux dispositifs d'information doivent se développer).

Ces approches globales de la maîtrise des grands sites, au-delà des avancées techniques qu'elles permettent et qui seront largement diffusées par 1'AFIT en 1994 à destination de responsables de la gestion touristique des très nombreux sites d'intérêt régional ou local du territoire français, mettent en évidence l'absence d'outil juridique permettant d'assurer la péréquation des ressources entre les zones à forte fréquentation touristique, générant des recettes fiscales de diverse nature, et zones peu aménagées devant faire face à des pressions de fréquentations et des charges de service public sans recettes particulières. Différentes solutions de transferts fiscaux ont été envisagées entre communes-stations et communes-espaces naturels, qui n'ont pas, pour le moment, abouti à des mesures opérationnelles.

5 - La nature elle-même est la motivation principale d'une partie croissante de l'économie touristique.

On estime qu'elle peut constituer aujourd'hui 7 à 8 % du marché européen du tourisme. Le Parc national de la Vanoise reçoit 800 000 visiteurs par an, celui du Mercantour 500 000.

Au plan international, les circuits touristiques "d'écotourisme" sont bien identifiés, ils concernent principalement le monde anglo-saxon et des cibles d'amateurs spécialisés et exigeants comme ceux des associations britanniques de "Bird watching". Ce tourisme très imprégné de culture écologique se protège encore lui-même de ses principaux excès, mais il pourrait avoir à terme des effets très destructifs sur des biotopes de grande valeur au plan mondial en se banalisant et en augmentant abusivement la pression touristique et les dégradations qui y sont lices.

L'offre française, en collaboration étroite entre le ministère du Tourisme et l'AFIT et le ministère de l'Environnement et les principales institutions qui y sont rattachées, permet de mettre au point des démarches de développement compatibles avec les préoccupations des deux secteurs.

C'est ainsi que des travaux sont en cours sur les thèmes suivants:

* équipements d'accueil sur les sites naturels,

* amélioration des "hébergements nature" (hébergements spécialisés dans les sites de fort intérêt environnemental), - montage et mise en marché de "produits nature".

Ces actions sont conduites avec la Fédération des Parcs, I'Union nationale des centres permanents d'initiation à l'environnement, les associations de randonnées, les "pays d'accueil"...

Enfin, un travail systématique est en cours pour améliorer la production touristique française en matière de "sports et nature", en collaboration avec les fédérations sportives (cheval, vélo, sports aériens, canoë-kayak et raft, escalade...) et en délimitant soigneusement les "cahiers des charges" de développement de ces produits pour en maîtriser les effets sur l'environnement.

En conclusion, le champ relationnel entre tourisme et environnement, riche d'une longue histoire faite d'alliances et de conflits, de dialogues et d'anathèmes, d'enrichissements mutuels et de dommages irréparables, n'est pas près de se simplifier.

Le terrain du dialogue semble cependant s'élargir, et il ne faut pas à tout prix viser à réduire la "tension dialectique" entre les deux antagonistes car elle est elle-même utile à l'amélioration des savoir-faire des experts et praticiens de ces deux mondes, aux valeurs tantôt proches, tantôt contradictoires.

L'Agence française de l'ingénierie touristique est pour sa part mobilisée pour faire en sorte que dans cette interface, qui comme toutes les frontières entre milieux est particulièrement féconde, naisse le tourisme de demain, capable de respecter, voire de conforter le patrimoine naturel dont il tire activités et richesses.


NOTES

(1) Solde de l'agro-alimentaire en 1992 : 53,20 milliards de francs.
Solde des matériels de transport terrestre: 32,54 milliards de francs. Retour >>>

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