X-Environnement

Quoi de neuf dans le rapport du GIEC ?

Février 2007

Fondé en 1988 sous l’égide du Programme sur l’Environnement des Nations Unies et de l’Organisation Météorologique Mondiale, le Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat ou GIEC - en anglais International Panel on Climate Change, ou IPCC - a pour fonction d’évaluer l’information scientifique, technique et socio-économique concernant l’influence de l’homme sur le climat. Il publie tous les 4 à 5 ans un rapport en 3 tomes qui a pour vocation de faire référence sur la question, pour préparer et structurer le débat public à suivre.
Le tome 1 de ce rapport, élaboré à partir d’une analyse exhaustive des travaux publiés dans les revues scientifiques des années et décennies précédentes, expose notamment les résultats scientifiques qui sont considérés comme acquis à la date de rédaction, et les débats qui sont toujours ouverts.

L’élaboration de chaque tome du rapport mobilise des centaines de scientifiques (pour le tome 1, physiciens de multiples disciplines, chimistes, géochimistes…) et des centaines de relecteurs, et la coordination de ce travail est assurée par un sous-ensemble du bureau du GIEC. Plus précisément, l’élaboration de chaque tome est sous la supervision directe du bureau de l’un des trois groupes de travail du GIEC, le rapport sur le fonctionnement du climat étant ainsi coordonné par le bureau du groupe 1.

Trois rapports d’évaluation ont été réalisés depuis la création du GIEC, en 1990, 1995, et 2001. Chacun de ces rapports est ensuite suivi de résumés plus ou moins longs, portant les noms de « résumé technique » (un résumé de quelques dizaines de pages par tome) et « résumé pour décideurs (environ 20 pages résumant l’ensemble du rapport). Ce sont en pratique les seuls documents qui sont largement consultés par les media.

Le tome 1 du quatrième rapport d’évaluation a été rendu public dans les premiers jours de février 2007, et X-Environnement a eu le privilège d’accueillir, quelques jours seulement après cette publication, deux orateurs qui ont occupé une place de choix dans les participants français à l’exercice :
  • Monsieur Jean Jouzel, directeur de recherches au CEA, directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace, médaille d’Or du CNRS, et co-président en exercice du groupe 1 du GIEC, nous exposera le fonctionnement de cet organisme, les acteurs impliqués dans l’élaboration d’un rapport d’évaluation et de ses divers résumés, et les relations du GIEC avec les « parties prenantes » de la question climatique (gouvernements, ONG, media, etc), qu’elles soient formalisées ou non.

  • Monsieur Hervé Le Treut, directeur de recherches au CNRS, directeur du Laboratoire de Météorologie Dynamique, Professeur à l’Ecole polytechnique et membre de l’Académie des Sciences, nous exposera les principales conclusions du rapport tout juste publié, les avancées significatives par rapport aux éditions précédentes, et nous donnera son sentiment sur les novations ou confirmations qui sont susceptibles de significativement changer la nature du débat public à la suite de cette publication.

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